LEGION sur FX, mon avis sur le pilote | Vidéo

Voici une nouvelle vidéo sur ma chaîne Youtube où je vous parle du pilote de LEGION sur FX diffusé le 8 février dernier. 

Le tout en pyjama, en pizza et en cul de chat.

Je remercie Youtube pour sa sélection de miniature automatique de toute beauté.

Santa Clarita Diet mon avis en vidéo, gore et pyjama

Pour ma première vraie incursion dans le monde du youtube game, j’ai décidé de faire les choses en grand!

C’est pour cela que je suis en pyjama, malade, pas coiffé, mal cadré et filmé avec mon smartphone.

Par contre je vous parle de Santa Clarita Diet la nouvelle comédie avec Drew Barrymore et Timothy Olyphant sur Netflix disponible depuis le 3 février.

Je vous donne un avis à chaud juste après avoir vu le pilote.

N’hésitez pas à vous abonner, commenter et tout ce qui est habituel. On ne vous la fait pas à vous.

The Great Indoors, une comédie sympa à l’intérieur

Ca ne commençait pas forcément pour le meilleur avec The Great Indoors. Une sitcom sur CBS c’est un peu une arme à double tranchant, rouillée et presque certaine de vous refiler une saloperie.

Mais, car il y a un mais, The Great Indoors n’est pas Man with a Plan et encore moins Kevin Can Wait. On pourrait le penser avec l’utilisation d’une (même deux pour le coup) figure connue en tête d’affiche, mais il n’en est rien.

Le pilote de la comédie de Mike Gibbons semble vouloir proposer un peu plus que ses compères de chaîne. 

Rien de révolutionnaire, mais un capital sympathie qui ne m’empêchera pas de regarder la suite et lui donner sa chance.

The Great Indoors c’est l’histoire de Jack Gordon (Joel McHale (Community)), un baroudeur aimant le grand air et l’aventure qui se retrouve à devoir subir la transformation du magazine qui l’a rendu célèbre. La presse papier ne vend plus, il est temps de passer au tout online, ce n’est pas vraiment le retour à la réalité qu’il espérait.

Il est venu le temps pour ce vieux routard de s’occuper d’une équipe de jeunes ayant l’écran dans la peau et ranger les crampons…hm

Autour de McHale on retrouvera Stephen Fry (Bones) en tant que grand patron un peu largué et Christopher Mintz-Plasse (Superbad) comme le grand fan un peu lèche bottes (de randonnées) de Jack.

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Comme toute bonne sitcom qui respecterait le cahier des charges, The Great Indoors nous propose dès les premières minutes des personnages bien typés, bien rangés dans leurs rôles. Identifiables donc aisément attachants ou détestables. Une belle brochette qui s’accepte sans rechigner et ce jusque dans les personnages que l’on ne voit pas… oui TGI a un comédien qui joue un rôle tout en étant caché dans une tente.

En plus d’être une Workplace Comedy, la sitcom nous offre le coup classique du poisson hors du bocal et ce que ça peut apporter comme ressorts comiques.

Car oui, The Great Indoors, n’en déplaise aux allergiques de la sitcom, sait être drôle et pourrait bien nous proposer un peu plus qu’une simple mise en situation (enfin j’en ai l’espoir, on est tout de même sur CBS). On sent dès ce pilote une lecture légèrement critique de ce que la technologie et les réseaux sociaux peuvent avoir comme effets sur la vie de tous les jours, sur ce sentiment d’être dépassés par les évènements et l’absurdité des situations que cela peut créer.

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Si je m’enthousiasme autant sur cette comédie, je garde en tête la possibilité de la déception au bout de 5 épisodes (ou moins) tout en restant rêveur et plein d’espoirs sur une sitcom qui pourrait se démarquer juste ce qu’il faut pour s’éloigner des deux autres tristes nouveautés du genre sur CBS.

 

Frapuccino, la websérie qui frappe là où ça fait du bien

Cela fait maintenant un moment que Frapuccino est dans ma to-do list de critique à faire. Mais la procrastination, la rentrée des séries et tutti quanti font que je me retrouve aujourd’hui seulement à vous proposer mon avis sur cette web série créée par le collectif Attention Fragile et sponsorisé par Ouï FM.

Un mal pour un bien, l’épisode 9 est tombé hier et fait partie de ce que je pense de ce Road Trip qui aurait pu être sponsorisé par Hansaplast et Mercurochrome.

C’est l’histoire d’un rital, d’un frappeur compulsif et son pendant féminin…

Frapuccino c’est l’histoire de deux personnes que seul une livraison spéciale rapproche. D’un côté Paolo, un Italien dragueur, de l’autre Cyril, un frappeur compulsif qui est obligé de frapper n’importe qui 3 fois par jour pour son hygiène personnelle.

Sur la route, pour ce contrat dont on ne sait rien, si ce n’est qu’ils ont une malle à transporter à la cathédrale de Fleury, nos deux comparses vont faire la rencontre d’Amélie, une bourgeoise qui casse des nez pour soigner son cœur brisé.

S’en suit un Road Trip déjanté mené par un trio qui ne l’est pas moins. Au casting on retrouve Pierre-Emmanuel Parlato (Paolo), Jules Poucet (Cyril), Mathilde Bourbin (Amélie) et une Twingo.

Au bout des 9 épisodes disponible actuellement je dois bien avouer que je me suis attaché à ces trois personnages un peu hors du commun.10686920_382407348579863_2138150394236036305_n

Si le premier épisode groupé (qui en réalité sont les épisodes 1 et 2) et le teaser m’avaient plu sans réellement me convaincre, la suite n’a fait que faire grimper crescendo mon intérêt pour cette histoire.

Sur la forme, Frapuccino est bien réalisée avec un mixage audio et un montage qui fait plaisir. Rien d’exceptionnel cela dit, mais l’image sert comme il faut l’histoire que l’on veut nous raconter.

Histoire qui pour le moment semble simple et relativement peu originale (hormis nos deux frappeurs congénitaux), cache une sous intrigue qui prend son temps pour s’installer et garde assez de mystère pour entretenir l’intérêt et l’envie de voir la suite.

A cela on ajoute une bonne dose d’humour et le trio attachant et on s’offre une websérie qui se déguste sans déplaisir.

Du côté des acteurs, l’évolution de leur jeu se voit clairement au fil des épisodes. Si dans le pilote c’est pour le moins inégal, la suite s’avère être bien plus travaillé et cohérent. Chapeau bas à Mathilde Bourbin qui gère à merveille sa part de violence et nous offre une Amélie adoflippante (mélange de adorable et flippante).

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Vous l’aurez compris, Frapuccino est une web série que je peux conseiller pour sa globalité. Elle sait rester simple tout en faisant un travail propre et intéressant. De plus, son format relativement court l’aide vraiment dans sa mission.

J’attends de voir où peux nous mener cette histoire et espère un dénouement plus éclatant pour la faire sortir du lot complètement.

Pour vous faire un avis rendez-vous sur Youtube pour les épisodes (tous les jeudis à 15h) et les quelques bêtisiers qui font plaisir : https://www.youtube.com/channel/UCesiFZ-EZPJ3YEFR-W7M0Nw

Westworld, it’s a fake world after all – Avis Pilote

Westworld est partout. Dans ton flux d’actualités, sur tes réseaux sociaux, dans les aréoports et au rayon boucherie.

Bref, pour HBO, Westworld c’est le nouveau cheval sur lequel toutes les attentes reposent. Celui qui permettra à la chaîne américaine de continuer à amasser des diligences de billets pendant quelques années.

Pour ma part c’est un projet que j’ai suivi de plus ou moins prêt. Intrigant de par son pitch, sa production et son casting, mais à qui je ne prêtais pas forcément l’image d’un nouveau messie. Et vous savez ce qu’on dit, il ne faut pas prendre des messies pour des lanternes.

J’ai vu maintenant le pilote de la série créée par Jonathan Nolan (Person of Interest) et Lisa Joy (Burn Notice); produite par J.J. Abrams; je peux donc vous dire tout le bien que je pense de celle que beaucoup surnomment déjà la nouvelle “Game of Thrones”.

Je ne m’étenderai pas plus sur cette appellation qui, si elle peut rester juste sur bon nombre de points, me hérisse le poil.

Westworld, mega teuf, excellent!

Westworld est une série qui va chercher son origine dans le film du même nom (Mondwest chez nous) de 1973, créé par Micheal Crichton.

Tout comme ce dernier, la série de Nolan et Joy nous propose de partir dans un parc d’attraction futuriste, animé par des androïdes et vous transportant dans un “Far West” ahurissant de réalisme.

Ce parc, est avant tout réservé aux personnes ayant les (gros) moyens de se payer une expérience leur permettant de vivre leurs fantasmes, sans aucune conséquence dans le monde extérieur/réel. Il faut bien entendu comprendre, qu’ici, le visiteur recherche le western dans toute sa violence, son sexe et son côté sauvage.

Les androïdes qui subissent tout cela depuis des années vont, grâce (entre autres) à une mise à jour, commencer à prendre conscience de ce qu’on leur fait subir, de leur vie, de leur condition.

Le nouveau Western

Après 3 ans de gestations un peu chaotique, Westworld met sa claque dès le début avec son générique d’ouverture magnifiquement dérangeant, beau et accompagné d’une des plus belles compositions de Ramin Djawadi. On est dans l’ambiance, on sent que l’on ne va pas vers quoi que ce soit de commun. On est happé.

On pourrait croire sous ses atours de Western que ça ne va pas chercher plus loin qu’une belle histoire de Cowboy, de conquêtes et d’autres conquêtes. Mais non, pour Westworld ce décors n’est réellement qu’un terrain de jeu, une base pour un tableau qui promet bien plus de profondeur, bien plus de questionnement sur notre rapport à la réalité, à la notion de libre arbitre, nos limites, nos libertés et notre rôle ici bas.

Tout ceci va être instauré par la mise à jour dont je parlais quelques lignes en arrière. Celle-ci, répondant au doux nom de “Rêverie”, apportent la part d’humain et tout ce qu’elle comporte comme “défaut”. Que se passe-t-il quand une machine se met à penser, rêver, se rappeller de choses dont elle ne devrait pas et même lorsqu’elle se met à tout remettre en question.

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En notre époque où l’on se dirige de plus en plus vers cette évolution de la robotique, le thème déjà abordé en 1973 est ici davantage d’actualité.

Mais il n’y a pas que l’androïde dans la vie, il y a aussi les humains qui se cachent derrière tout ça. Ces gens qui ont droit de vie ou de mort sur ces machines pour quelques petits défauts qu’ils ont tout autant si pas plus. L’équipe derrière ce parc, est composée de personnages directement bien marqués, aux passés multiples et complexes, apportant une part de mystère en plus à tout ce que peut traiter la série.

Toute cette mythologie, cet univers qui nous est offert ne serait rien sans de bons comédiens bien dirigés. De nouveau, Westworld fait un travail remarquable. Les acteurs jouant des rôles d’androïde sont crédibles, robotiques quand il le faut et comme il le faut et surtout capable de faire passer des émotions que l’on n’attend pas forcément de leur part. On y retrouve Evan Rachel Wood, Thandie Newton, James Marsden et j’en passe.

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Il en va de même pour le crew de Westworld qui nous offre des personnages aussi complémentaires qu’opposables joués par Sidse Babett Knudse, Jeffrey Wright, Anthony Hopkins, Shannon Woodward ou encore Simon Quarterman).

Par contre, je ne saurais pour le moment où placer le personnage solitaire et violent joué par Ed Harris. Sachez juste qu’il est parfait dans le registre de l’effroi et le glacial.

Tout ce beau monde évolue dans une réalisation et une photographie proprement époustouflante. Aucune lumière, couleur n’est laissée au hasard. Ca ne réinvente pas les codes de la TV mais ça sait les utiliser pour servir son grand projet.

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Comme je le disais en début d’articles la musique est d’un très grand niveau de composition et surtout apportant son lot de bonnes surprises. Je pense notamment aux reprises de tubes plus contemporain remaniés pour coller à l’univers Western. Vous pourrez, par exemple, apprécier en fond du saloon une reprise de Black Hole Sun de Soundgarden. Ou, lors d’une scène de fusillade à couper le souffle, apprécier l’habillage sonore d’une version toute particulière de Paint it black des Rolling Stones.

Je ne crache bien entendu pas sur le petit Johnny Cash qui fait plaisir en fin

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Que vous dire de plus après tout cela? Westworld réussit un tel tour de force avec son pilote qu’il est désormais attendu au tournant par le plus grand nombre. La nouvelle série d’HBO est à la fois poétique, violente, passionnante, mystérieuse et ne trébuche sur aucun de thèmes qu’elle amorce. Une réussite tant sur le fond que la forme qu’il serait dommage de bouder juste parce qu’on vous a dit que c’était le prochain Game of Thrones, qu’il n’en est rien et tant mieux.

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Pitch, un home run pour le pilote

Ca y est! Moi qui priait il y a près d’un an sur twitter pour que cela arrive,  j’ai enfin droit à une nouvelle série avec du Baseball à l’intérieur! Et plus fort encore, Pitch réussi son coup de batte avec son pilote.

Promis j’arrête d’utiliser des termes de Baseball jusqu’à la fin de l’article.

Pitch le pilote qui te met dans sa potche (Finalement j’aurai du continuer le lexique sportif).

Pitch c’est l’histoire de Ginny Baker la première femme à entrer en Major League et dans l’histoire. Elle va être confrontée à la sur-exposition médiatique et à la réalité du terrain qui n’a jamais eu à gérer tel chamboulement dans un milieu résolument masculin.

Je ne cesserai de le marteler, mais ce qui fait avant tout une bonne série c’est l’écriture de ses personnages et leurs incarnations. Force est de constater que Pitch réussit déjà très bien sur ce tableau, alors qu’elle aurait bien pu se prendre les pieds dans le tapis et nous jouer à 1000% la carte des clichés auxquels on peut s’attendre.

Rien de tout ça et ce même quand elle va justement les chercher, elle fini par les démonter et les utiliser pour se renforcer.

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Si je découvre avec grand plaisir quelques acteurs et notamment Kylie Bunbury dans le rôle principal, je suis aussi heureux de retrouver Mark-Paul Gosselaar dans le rôle de Mike Lawson, le capitaine de l’équipe où débarque Giny et qui n’a pas l’intention de faire de différences de traitement parce qu’elle est une femme. C’est un personnage qui lui va à ravir, plein d’ambiguïté, une sorte de figure paternelle (pour ne pas dire paternaliste) qui est appelé, cela se sent, à évoluer. Un peu comme si lui et toute son équipe était un reflet d’une société qui a bien besoin de changer et a tout à gagner à passer à l’étape suivante.

Heureusement dans l’équipe il y a Blip (Mo McRae), son ami d’enfance, quelqu’un sur qui elle peut compter pendant cette période d’intégration qui ne sera pas simple.

 

En dehors, il y a aussi Amelia Slater (Ali Larter), son agent, qui ne connaît absolument rien au Baseball, mais qui fera tout pour accompagner sa nouvelle star aidée d‘Eliot (Tim Jo) le spécialiste des réseaux sociaux. Un duo fonctionnant dès le départ, comme le reste du casting.

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Bon, je ne suis pas là pour faire un listing complet des personnages, sachez que le père de Giny (Michael Beach) à une importance toute particulière, mais je tiens à vous éviter tout spoil et le mieux est encore de les découvrir en action.

En parlant d’action, la mise en scène n’est pas en reste et nous propose un savant mélange de moments de vie, mais aussi de compétition qui ont le mérite d’avoir une photographie différente pour donner l’impression de regarder un match à la tv. Tout s’enchaîne sans accrocs et bénéficie d’un sens du rythme qui fait plaisir à voir et à vivre.

 

Ce pilote de Pitch s’offre même le luxe de se terminer sur un twist et une décision qui pourrait changer la donne que l’on ne sentaient pas vraiment venir.

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Moi qui attendait fébrilement une série dans ce le milieu de la MLB je ne suis pas déçu car, avec Pitch j’en aurai autant pour mon côté fan de ce sport et le côté qui a envie de suivre une histoire prenante avec des personnages attachants. La mise en place n’est pas forcément des plus originales, mais elle est tellement bien exécutée qu’on lui concède. Surtout quand, à l’intérieur de certaines scènes, les personnages font clairement un clin d’œil au sentiment de « déjà vu ».

Maintenant je veux le même mais dans la NHL. Bah quoi on peut toujours rêvé, ça a déjà fonctionné.

The Good Place, faire l’humour au paradis, lutin de ta mère

Stoppez tout! Y a Kristen Bell et Ted Danson réunit dans une comédie. Je dois absolument vous en parler, et je pense que mon blog est « The Good Place » pour ça. Comment ça je force sur mon intro?

Le paradis sans Vanessa

Ok c’était pour moi une façon d’intégrer le titre de cette nouvelle comédie sur NBC, mais je suis tout à fait sincère quand je vous dis que j’étais impatient et excité à l’idée de retrouver deux acteurs que j’adore dans un genre que j’affectionne tout particulièrement.

The Good Place c’est l’histoire d’Eleanor (Kristen Bell) qui meurt et se retrouve dans ce qu’on aurait tendance à appeler le paradis. Paradis qui est ici renommé en Good Place et l’enfer au Delaware… euh non Bad Place.

Le district où est arrivée Eleanor est dirigé par Michael (Ted Danson) qui, en plus d’être architecte au paradis, est là pour guider tous les nouveaux arrivants dans un monde merveilleux où tout est fait et pensé pour vous et votre âme.

En parlant d’âme, chaque personne dans « The Good Place » a automatiquement son âme soeur, pour Eleanor il s’agit de Chidi (William Jackson Harper) un prof d’éthique.

Le hic, c’est qu’Eleanor n’est pas vraiment à sa place et ça risque de causer quelques problèmes dans cet endroit idyllique.

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Le bon endroit pour mourir… de rire

 

Je ne vais pas vous en raconter plus que ce pitch à rallonge que je vous ai fait subir jusque là ce serait vous gâcher la pépite qui se trouve dans cette comédie créée par Michael Schur (Brooklyn 99, Parks and Recreation).

Ce double chapitre proposé en tant qu’entrée en matière de la série nous donne presque instantanément le ton.

Car sous ses airs d’endroit un peu trop parfait, on sent que derrière tout cela se cache une bonne dose de cynisme et d’imperfections que l’on aimerait glisser sous un paillasson. Une sensation qui n’est pas sans rappeler Pleasant Ville ou The Truman Show.

Il faut tout de même savoir que le choix qui vous permet de venir mourir dans le bon ou mauvais endroit est totalement manichéen. Que vos actions se comptent en points et que si l’on regarde bien l’explication que nous donne les premiers instants de la série, c’est totalement arbitraire. Il vous faudra mettre pause à ce moment là pour desceller les messages cachés et une bonne dose de sarcasme.

Qu’est-ce que le bien et le mal finalement, si ce n’est une notion qui peut être totalement biaisée par la subjectivité et faire passer une personne admirable pour un monstre sans cœur car, il n’était pas vegan ou n’a pas eu la chance d’être un médecin capable de sauver plus de vies que vous.

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The Good Place prouve qu’elle a en elle la capacité d’être une comédie intelligente, capable de faire rire sur plusieurs niveaux de lecture. Elle n’est pas juste drôle grâce à ses situations et ses acteurs au travail merveilleux. Elle fait aussi rire dans ses silences, ses réflexions.

La série réussi en peu de temps à mettre en place un univers, ses codes (les mots vulgaires transformés en version édulcorées, …), son rythme.

 

NBC a une série au potentiel énorme, au fort capital sympathie qui pourrait contribuer à faire regagner ses lettres de noblesses à un genre longtemps disparu sur la chaîne et qui tente depuis 2 saisons de s’affirmer sans se plagier (n’est-ce pas CBS…). Et moi, de mon côté, je confirme tout mon amour que je porte pour Kristen Bell et Ted Danson.

THE A WORD un monde a part

Dernièrement, la télévision a discrètement fait de son mieux pour parler de l’handicap, une tendance qui prend une étape importante avec THE A WORD.

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Cette belle série britannique en six parties, triste mais aussi parfois drôlement drôle, parle d’une famille prenant lentement  conscience que son plus jeune membre, âgé de cinq et prénommé Joe (Max Vento), est autiste. Écrit par Peter Bowker et basé sur une série israélienne, le spectacle est comme une expérience scientifique. Il prend des éléments des intrigues récurrentes des drames habituel  une affaire familiale, un patriarche qui veut tout contrôler, les luttes économiques  et au milieu d’eux un enfant autiste et observe ainsi les conséquences sur la famille, qui sont considérables.

Au centre, de ce drame il y a Joe, et ses parents, Paul (Lee Ingleby ) et Alison (Morven Christie). La série débute avec la cinquième fête d’anniversaire de Joe, dans une scène magnifiquement écrite, qui va droit au cœur de la confusion et le déni que les parents  ressentent quand ils commencent à soupçonner que leur enfant est différent. Les invités à la fête jouent, mais Joe est éteint dans son propre monde, il ne prête  aucune attention. Ce qu’Alison fait pour essayer de faire en sorte qu’il ne soit pas le premier enfant marqué sur son propre anniversaire est tout à fait humain, et pénible à voir.

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Le Déni domine les deux premiers épisodes, même après que le couple a reçu un diagnostic précis. Leur première rencontre avec un spécialiste est un exemple classique de refus des parents de reconnaître l’évidence.

« Il est charmant, il est drôle et c’est un génie musical», dit Alison au  médecin quand elle  décrit Joe, qui passe beaucoup de son temps à porter un casque d’écoute. « Il connaît des chansons par cœur. Il est plus intelligent que les enfants de son âge, de sorte qu’ils ne l’intéressent pas beaucoup.  »

L’effet du diagnostic sur Paul, Alison et dans la famille qui les entourent sera douloureusement familier pour quiconque a connu un désarroi similaire. Les tensions surgissent partout sur la façon de gérer Joe. Alison porte atteinte à la vie de chacun en essayant de lui faire son éducation a la maison, craignant qu’il soit étiqueté et ostracisé s’il reste à l’école.

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C’est une famille qui a déjà beaucoup de problèmes. Le grand-père, Maurice (Christopher Eccleston), propriétaire de la brasserie familiale, un peu bourru qui a tendance a tapé sur les nerfs de ses enfants. L’oncle, Eddie (Greg McHugh), et la tante de Joe, Nicola (Vinette Robinson), se battent pour leur mariage suite à une aventure qu’elle a eu. La sœur aînée de Joe, Rebecca (Molly Wright), se pose des questions sur le sexe. Il y a également  la fragilité économique que la famille traverse pour ouvrir une nouvelle brasserie artisanale.

Chaque épisode débute avec Joe, se promenant seul dans les environs en train de fredonner des chansons dont il connaît les paroles par cœur, en plus de connaître son ou ses interprètes et leurs dates de création. Pour lui, la musique est à la fois un exutoire et une thérapie. Exutoire parce que dès que les choses vont mal, il enfile ses écouteurs, brisant par là toute communication et n’ayant plus à essayer de comprendre ce que l’on attend de lui. Le fait qu’il chante à tue-tête « World Shut Your Mouth » de Julian Cope lorsque ça va au plus mal chez les Hughes, ou plus tard « Another Planet » nous traduit assez clairement son état d’esprit. À l’opposé, c’est par la musique que s’effectue une certaine forme de communication entre lui et ses proches, notamment lorsqu’on entend « Don’t You Want Me » de The Human League ou encore « Where Were You » des Mekons. Ces choix musicaux guident aussi le téléspectateur sur l’ambiance qui règne au sein du clan, tout en nous laissant entrer, autant que possible, dans le monde de ce petit gamin de cinq ans…

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Le premier épisode de The A Word a attiré 4,7 millions de téléspectateurs en direct et 5,9 en incluant les enregistrements, ce qui ne représente pas moins de 23% des parts de marchés. Mais au-delà de ces chiffres, c’est la réaction du public qui est la plus touchante. Sa diffusion a entraîné moult reportages et témoignages personnels et tous s’accordent sur le fait que BBC a su dépeindre avec brio la situation pour le moins éprouvante que vivent plusieurs familles, tout en démystifiant ce trouble.

Son of Zorn, Zorn to be alive (presque)

Parmi toutes ces séries de la rentrée, Son of Zorn a pour elle son originalité visuelle qui mélange animation et acteurs réels. Rien de vraiment nouveau, mais suffisamment rare pour le noter et surtout la remarquer.

Le souci avec ce genre d’appât à téléspectateurs c’est qu’il faut assumer de bout-en-bout et surtout rendre le tout aussi crédible et solide que possible.

Est-ce que Son of Zorn réussit le pari avec son pilote? Presque.

Zorn interdite

« Son of Zorn c’est l’histoire d’un guerrier légendaire vivant et combattant sur l’île de tous les dangers (pas Koh-Lanta) « Zephiria ». Afin de rendre visite à son fils pour son anniversaire, Zorn va quitter cette terre hostile pour la Californie et sa société bien différente de celle qu’il connait depuis des années. Il va aussi se rendre compte que s’il ne veut pas perdre son fils, il va falloir qu’il s’installe et trouve un travail. »

La nouvelle série des créateurs de Wilfred avec Jason Sudeikis dans le rôle principal est un vrai challenge pour un Network. Tenter de faire ce que l’on a l’habitude de voir sur le câble sans les libertés du medium.

Et il est clair que; sans être mauvais, bien loin de là; le pilote se cherche encore un peu dans sa définition de ce qu’il est. On navigue constamment entre la comédie familiale comme on peut en voir dans pas mal de sitcoms et celle plus proche d’un BoJack Horseman ou même Louie.

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Mais quand on est bien attentif à ce que nous propose Son of Zorn on peut aisément se rendre compte qu’il y a une envie d’autre chose derrière le tout. Une envie de mélanger l’absurde à la psychologie de personnages qui n’ont, normalement, rien à faire ensemble.

Ce sur quoi on peut féliciter la production, c’est que l’on évite l’humour potache et facile lié à la situation d’un barbare dans une société qui se veut civilisé. La force du show peut grandir de ses personnages (Un casting très bon, mention spéciale pour Tim Meadows) qui sont très agréables à suivre et à la psychologie qui ne demande qu’à être développée.

Je retiens surtout que derrière ses muscles et sa grosse épée, Zorn a au fond de lui tellement à dévoiler. On sent que le fait d’être confronté à un monde qu’il ne connait pas vraiment peut révéler sa personnalité profonde.

Cependant, je ne pense pas que l’on ira aussi loin dans le côté dramédie que bien d’autres show, mais on pourrait se retrouver devant un pendant Musclor de Last Man On Earth.

L’animation, car il faut aussi parler un peu technique, correspond au style que l’on peut retrouver sur AdultSwim et même d’anciens dessins animés comme on pouvait en trouver plein dans les années 80/90 (Les maîtres de l’univers). Pour ma part ça ne fonctionne pas trop mal, ça permet d’appuyer le décalage nécessaire à la réussite du projet.

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Un possible bijou à travailler

Ce pilote de Son of Zorn a malgré tout réussi son pari sur votre serviteur, son côté étrange est fascinant et la voix de Sudeikis (On est fan ou on ne l’est pas) m’ont donné l’envie de continuer en espérant que FOX ne me décevra pas comme l’an dernier.

 

Atlanta, la réussite lyrique de Donald Glover

J’attendais avec grande impatience le retour de Donald Glover à l’écran, le fait que l’acteur le fasse en nous proposant un peu de Childish Gambino en sus n’a fait qu’attiser davantage ma curiosité et envie.

Atlanta; puisque c’est le nom de la dramédie produite, interprétée et écrite par l’ex-Community;  c’est l’incarnation de son auteur. Une fable mélancolique plongé dans la dure réalité du quotidien et l’envie de s’en sortir par tous les moyens possibles.

Poétique mélancolie d’un loser qui veut s’en sortir.

La série de FX entre dans la catégorie très en vogue de la dramédie. Ce genre, souvent le cul entre deux chaises, très délicat à parfaire. Force est de constater qu’après seulement deux épisodes d’un peu plus de 20 minutes, Atlanta et toute son équipe prouve qu’ils ont de quoi raconter et surtout en le faisant avec talent.

Dans Atlanta, Donald Glover incarne Earnest Marks, un jeune chômeur entre deux petits boulots sans avenir, père d’une adorable petite fille, au mariage en plein déclin.

Pour s’en sortir il va tenter de devenir le manager de son cousin rappeur méconnu, Alfred « Paper Boi » Miles (Brian Tyree).

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Si l’on a droit à quelques moments d’humour, souvent par décalage à la part sombre du tout, il ne faut pas se tromper, la série aime dénoncer, se poser, montrer les choses telles qu’elles sont, sans tomber dans le misérabilisme et la fatalité. Il sort de la mise en scène et l’écriture un lyrisme puissant qui rend intéressante, souvent belle, la moindre situation / portion de l’histoire.

C’est un tour de force que de pouvoir proposer une image aussi forte, sombre et crue de la réalité d’un “loser” attachant dans les quartiers pauvres d’Atlanta, tout en offrant ce qu’il faut d’humour et d’absurde pour mieux faire l’amère pilule.

Cette histoire c’est aussi celle d’une société qui a bien trop banalisé, starifié, la violence. La série de Glover nous en fait le portrait sans aucune forme de jugement ou de messages politique, si ce n’est celle du spectateur.

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Atlanta c’est aussi une écriture très juste de ses personnages, principaux comme secondaires, si l’on est concentré sur le trio “Earn, Paper Boi et le planant Darius qui a toujours un bon mot dans son esprit embué”, le monde gravitant autour n’est pas en reste et extrêmement juste. Parfois un peu trop, mais jamais dans le mauvais sens du terme.

On retiendra aussi une photographie appuyant le sentiment de mélancolie voulue par le show. Les images sont belles, oniriques et servent le propos. Propos renfermant déjà une bonne poignée de citations aussi fortes que délirantes.

La musique a bien entendu sa place et est choisie avec beaucoup de goûts sans être omniprésente et assommante. Un excellent point de plus pour cette série qui n’en avait pas vraiment besoin pour faire ses preuves.

Atlanta est une grande réussite qui je l’espère saura confirmer son excellent début et nous laisser avec une dramédie culte, unique et juste.

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