Burkland critique avis review Web Série RTBF

Burkland, Project Walking Silent Evil – Avis

Quand il est question de web séries co-produite par la branche Web Création de la RTBF j’ai directement en tête quelques comédies de grand niveau qui viennent en tête, « Euh » est d’ailleurs celle que je conseille les yeux fermés à tout le monde.

Par contre, quand il s’agit d’être un peu plus sérieux, ou carrément jouer le registre du thriller/horreur/un peu gore quand même, j’avoue que jusqu’à aujourd’hui ce que je pouvais citer n’était pas dans le catalogue de la chaîne belge (j’aurais parlé de Random par exemple).

Avec Burkland, que je viens de terminer un peu en avant première grâce à la gentillesse de l’équipe de RTBF Webcréation, je peux désormais ajouter cette production et même la conseiller.

Burkland Avis critique review

Burkland qu’est-ce que c’est?

Burkland c’est un projet de web séries qui a d’abord fait parler de lui avec son pilote étrange prévu pour être regardé sur smartphone (Une partie de l’histoire se dévoile sous nos yeux via une vidéo enregistrée sur ce genre d’appareil). On y retrouvait un couple de jeunes mariés, qui au cours de leur voyage de noces s’arrêtent dans un Diner Américain où le cheeseburger n’a jamais eu un goût aussi amère et chimique.

Plusieurs mois plus tard, deux enfants qui jouaient dans cette ville abandonnée ont retrouvé un téléphone qui nous montre l’horreur qui a suivi une infection que même la plus forte des pénicilline ne pourrait contrer.

Une journaliste, Lou, va donc décider d’enquêter sur ce qui a bien pu se passer à Burkland et tenter de découvrir le fin mot de l’histoire.

La saison est composée de 11 épisodes tournant autour des 6 minutes.

Burkland est une création de Grégory Beghin avec Stéphanie Van Vyve, Johann Hallet, Real Siellez et Melissa Leon Martin au casting.

Burkland avis review critique

Burkland j’en pense quoi?

Après avoir été hypé par le pilote et le peu d’informations glaner ça et là, je dois bien avouer que je ne suis pas déçu du voyage. Oh je pourrais faire la fine bouche, critiquer certains personnages terriblement clichés du genre, mais ça ne m’a pas dérangé plus que de raison et surtout ça donnait (pas pour tous par contre) un cachet référentiel à la production.

Une production qui m’a surpris à plusieurs égards (surtout en regardant les trop courts Making-of) dans sa réalisation déjà, qui utilise la plupart du temps très habilement le format court pour son rythme, ses cliffhangers et surtout ne pas s’embêter dans trop de scènes superflues. Il est certain que quelques points auraient mérités d’être plus développés, nous évitant de rester avec trop de questions en fin de saison. Peut-être une nouvelle saison nous permettra de ne plus rester sur notre faim.

La photographie est très propre et arrive à nous faire croire à une ville qui n’existe pourtant pas et ce en ne nous montrant presque rien de la dite ville. Le passage entre moment filmé au téléphone et le reste de l’histoire fait globalement bien son travail pour ne pas nous perdre sans folie mais sans gros défauts.

Qu’il y ait eu de gros moyens financiers et techniques ou pas, il est difficile de s’en rendre compte, c’est carré, propre et inspiré.

Burkland avis review critique

C’est bien cela qui défini Burkland le mieux, « Carré, propre et inspiré ». Le scénario n’est pas des plus original, les histoires d’infectés (Zombies), de villes en quarantaine et d’enquêtes on en a déjà vus et revus des dizaines si pas des centaines. Cela ne fait pas d’elle une mauvaise création, bien entendu que non, mais c’est bien la seule chose que j’ai réellement trouvé faible en regardant ces épisodes.

De plus, on les sent bien les inspirations qui traînent tout au long du projet. Silent Hill ou encore Resident Evil que ce soit en jeux vidéo ou cinéma, mais aussi un peu de Project Blair Witch ou encore Rec et Cloverfield. L’équipe à du bien baigner dans ce genre pour nous donner ce résultat, ce qui donne des moments très réussis visuellement. La scène au shotgun en dehors du Diner est une vraie petite pépite très classe, très dynamique, qui a surtout le mérite de ne pas être usée jusqu’à la corde en étant trop réutilisée.

Si vous êtes un peu attentif vous pourrez même retrouver un des deux cameos des comédies de « Euh » dans cette scène.

Burkland (si j’en crois un des pompiers présents furtivement est proche de Dinant) c’est une web série solide, qui ne manque pas de rythme et qui est facile à vendre et parfaite pour représenter le catalogue de la RTBF. C’est une histoire simple, peu originale, mais vraiment bien racontée qui donne envie d’être binge watchée.

Bien réalisée, bien jouée, avec un peu de gore juste ce qu’il faut, c’est un thriller qui j’espère arrivera à se renouveler un peu plus en deuxième saison et évitera de laisser trop de sujets en suspens et de zones d’ombres comme c’est un peu le cas dans ces 10 épisodes.

Je m’attends aussi à ce que son identité soit un peu plus marquée, mis en avant et libérée de ses références (le générique, par exemple, est très beau, mais trop vu et m’a fait penser à La Trêve et True Detective), que la créativité timide mais présente ressortent et transforme le tout d’une web série très sympa qui mérite que vous lui donniez sa chance à une incontournable du genre.

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Mon avis en un gif pour cette saison 1 de Burkland.

 

 

Les épisodes de Burkland peuvent être vu sur RTBF Auvio. Les deux derniers arrivent ce jeudi.

 

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